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Reconstruction
du tiers inférieur de l'oreille (lobule): TYPE III Le lobule est un
simple repli cutané pourtant indispensable à l’esthétique de la face car
c'est la partie de l'oreille la plus découverte, mal caché par les cheveux.
Pour reconstruire un lobule il faut obtenir un relief suffisamment épais avec
deux faces cutanées et un bord libre. Deux possibilités
existe : * Utiliser un
lambeau, mais trop mince il se rétracte, trop épais il est disgracieux, * Utiliser une
armature cartilagineuse qui permet de mieux contrôler la rétractation mais le
lobule risque d’être trop rigide. I. Lambeaux locaux : A. Lambeaux repliés sur eux-mêmes :
1) Le procédé de GAVELLO (1907) : Il réalise un lambeau à pédicule antérieur
de forme bilobé. Le lobe postérieur est replié et constitue la face cutanée
interne du lobule.
Procédé de GAVELLO 2) Le procédé de RAO (1968) :
C'est une technique très simple qui consiste à basculer un lambeau prélevé sur la face interne du pavillon, pour recréer la face externe du lobule. La zone charnière du lambeau correspond au bord inférieur de l'oreille. La zone donneuse est greffée avec la face interne du lambeau. Les déformations secondaires sont fréquentes. 3) Le procédé d'ALANIS (1970) : Le dessin du lambeau est vertical avec un pédicule
supérieur dont l’extrémité inférieure est ascensionnée puis enroulée
vers l'avant. Certaines bases géométriques sont à respecter : Une ligne courbe ABCD permet de dessiner la
forme du lobule d’après le lobule controlatéral.
3)Le procédé de PREAUX (1971) : Ce lambeau est dessiné dans le prolongement
du sillon auriculaire (AB), dont la charnière (AD) fait un angle d'environ 45°
avec l'horizontale. L’extrémité C du lambeau est basculé vers le haut puis
vers l'avant en repliant le lambeau sur lui-même. Les deux faces du lobule étant
ainsi reconstruites. Ce lambeau est doublé d’une greffe ou d’un deuxième
lambeau. Technique de PREAUX
4)Le procédé de PARDUE (1973) : Cette technique permet la réparation des
lobules fendus par le port de boucles d’oreille. Un lambeau est prélever sur
l’un des cotés de la PDS puis enroulé sur lui même conservant un orifice
autorisant de nouveau le port de boucles d’oreille. L’autre berge est excisée
et la fermeture est complétée par une plastie en Z.
5) Le procédé de KAZANJIAN et CONVERSE (1974): C’est une technique dérivant de celle de
RAO, apporte en plus la doublure du lambeau par un deuxième lambeau rétro-auriculaire
à pédicule inférieur, basculé vers le bas. La zone donneuse est fermée par
glissement.
6) Le procédé de BRENT
(1976) : C'est un lambeau auriculo-mastoïdien à
double volet en fleur de lys, dont le pédicule est constitué par le bord inférieur
de l'oreille. La reconstruction de la face externe du pavillon se fait par le
volet auriculaire et la face interne par le volet mastoïdien. Une petite greffe
est nécessaire au niveau du site donneur auriculaire.
Pour pallier à la rétractation, l'auteur
préconise de reconstruire le lobule de plus grande taille, environ 30% de plus
que le résultat final escompté. Le risque est alors qu'il semble trop épais,
et qu'il laisse des cicatrices trop longues.
B. Lambeaux doubles : 1) Le procédé de CONVERSE (1958) : C'est un lambeau à
pédiculé supérieur dessiné par la projection du lobule à reconstruire sur
la peau mastoïdienne. La face postérieure de ce lambeau et la zone de prélèvement
sont recouverts par une greffe de peau totale. La traction sur la greffe entraîne
souvent un enroulement du bord inférieur du lobule qui parait plus naturel.
2) le procédé de DAVIS (1974) : Ce
procédé utilise deux lambeaux. La face interne du lobule est constituée par
un lambeau charnière provenant de la face externe du pavillon, un deuxième
lambeau mastoïdien est basculé en avant afin de recouvrir le premier lambeau
et la zone donneuse.
Pour donner davantage de volume au lobule, DAVIS prélève une extension de tissu graisseux mastoïdien, qu'il glisse entre les deux lambeaux. 3)
Reconstruction du lobule avec une maquette cartilagineuse (BRENT : 1980). La maquette cartilagineuse apporte l’armature au lobule. Lors du temps de création du sillon rétro-auriculaire, l’extrémité inférieure de la maquette est soulevée et sa face postérieure est greffée. La peau cervicale est décollée et amenée en haut et en arrière derrière le futur lobule et le reste est fermer en VY. L’inconvénients de cette méthode est le comblement du sillon rétro-auriculaire avec souvent un lobule rigide interdisant le port de boucles d’oreille. |
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